Qui n’a jamais dit : « aujourd’hui je fais du tri » ? Trier, désencombrer sont souvent des actes de la vie quotidienne auxquels on n’accorde pas plus de sens que celui d’un devoir inéluctable. Mais que se cache-t-il derrière ce fameux « il faut » ?

Nous allons nous interroger en cinq points sur les aspects souvent inconscients du pourquoi du désencombrement. Qu’apporte cet acte qui n’est pas aussi anodin qu’il pourrait le paraître au premier abord ?

1 – Désencombrer pour récupérer de l’espace

Moins de meubles, moins d’objets ce sont des mètres carrés gagnés, luxe indéniable à l’heure où le prix des logements explose. Les citadins connaissent bien ce problème même si les solutions de stockage externalisées sont encore en vogue et ne règlent pas le problème de l’accumulation de biens.

2 – Désencombrer pour  gagner de l’argent

Vous connaissez la trilogie minimaliste « donner – jeter – recycler ». L’une des variantes de « donner » est « vendre » et les sites de seconde main l’ont bien compris. En 2021, Vinted c’était plus de 16 millions d’utilisateurs français montrant ainsi un essor remarquable de l’économie circulaire.

3- Désencombrer pour gagner du temps

Moins de possessions c’est également moins de temps de ménage et donc du temps gagné au quotidien. On peut alors se concentrer sur ce qui nous paraît essentiel et laisser le superflu de côté.

4 – Désencombrer pour prendre un nouveau départ

Faire du tri chez soi, se séparer d’objets familiers, c’est enfin s’interroger sur son rapport aux possessions. L’aspect affectif, sentimental peut bien entendu être un frein au désencombrement, un verrou intellectuel mais il peut être dépassé. Un sentiment de liberté remplace alors le sentiment d’envahissement créé par les objets. La charge mentale s’en trouve alors allégée et l’on regagne de l’énergie pour de nouvelles aventures moins matérialistes. Le bien-être s’installe.

5 – Désencombrer pour la planète

Entrer dans une démarche de désencombrement de son intérieur, c’est lutter à son échelle contre la surconsommation et la surexploitation des matières premières. Vous ne le savez sans doute pas, mais la planète vous dit merci lorsque vous désencombrez !

 

Quel minimaliste êtes-vous ? Extrémiste, modéré, je ne sais pas encore ? Inutile de chercher à vous enfermer dans une catégorie. Le mode de vie minimaliste tel que défini par le blog Une vie simple et zen  est assez large pour vous permettre d’évoluer librement : il s’agit pour les auteurs du blog « de moins consommer, vivre mieux avec moins de choses pour se concentrer sur ce qui compte vraiment pour nous ».

Néanmoins, on peut arriver à cerner quelques grandes catégories qui permettent de mieux comprendre les contours de ce vaste domaine qu’est le minimalisme.

Commençons par le minimalisme que je qualifierai de matériel, sans doute le plus répandu. Vous avez déjà entendu parler de désencombrement, de sessions de tri et vu ces images d’intérieurs épurés. Cet allégement des possessions matérielles, cette démarche d’allégement constituent souvent les premiers pas vers d’autres formes de minimalismes.

Ainsi le minimalisme financier, qui ne doit pas être confondu avec la frugalité, est une deuxième étape dans ce cheminement vers le moins. Ce type de minimalisme est intéressant en ce qu’il n’est pas la recherche d’économies à tout prix mais la recherche d’une dépense intentionnelle, loin de la société de surconsommation. L’achat raisonné au lieu des achats compulsifs. Tout est une question de choix.

De choix, il en est aussi question dans le minimalisme social. Minimalisme social me direz-vous ? Que choisir, qui choisir ? En effet ce type de minimalisme se traduit par la volonté d’être mieux entouré, de repérer les relations toxiques et d’y mettre fin. Il touche au cœur même de l’humain : il est sans doute le plus difficile et le plus long à atteindre.

Plus long en tout cas que le minimalisme digital. Il s’agit là de réduire au minimum sa présence sur le net et de contrôler les informations qui nous parviennent. On vide sa boîte mail, on se désinscrit des infolettres, on coupe les réseaux sociaux, on utilise donc la toile a minima.

Chacun des types de minimalismes que nous venons de voir, et sur lesquels nous reviendrons dans le détail dans de prochaines publications, est une entrée dans l’univers minimaliste au sens large du terme.

 

 

Cet article inaugural du blog Minimalist space devait initialement sortir le 25 mars, journée mondiale de la procrastination ! Eh oui la procrastination a sa fête et sa page web .

J’ai procrastiné, tâtonné et enfin décidé de lancer mon nouvel espace d’expression consacré au lyfestyle minimaliste. Mais ne voyez pas la procrastination comme un mal : elle permet de faire mûrir une idée sans être harcelé(e) par les sirènes de la productivité.

Si l’on n’est pas dans une urgence extrême (deadline impérative), alors la procrastination a du bon. Elle peut permettre de respecter un rythme intérieur parfois différent de celui du monde extérieur.

Dans ses 7 conseils pour lutter contre la procrastination , BPI France plaçait en deuxième position le fait de se fixer « des buts clairs et atteignables ». Ceci n’est pas en contradiction avec la procrastination. Pour ma part je préfère procrastiner et faire des sessions de travail courtes mais denses. L’essentiel pour moi n’est pas d’être à mon bureau mais de penser au préalable longuement, intérieurement à ce que je dois faire. Mes objectifs sont bien définis et l’important est d’arriver à les réaliser ce qui suppose une bonne organisation personnelle.

Alors j’arrête de procrastiner ou je continue à travailler à mon rythme en respectant mes engagements ?